Ce mardi 15 mai 2012, au Ministère du Commerce, a eu lieu une Conférence de Presse conjointe (MINCOM-FCCIM-CCI TANA) pour une large diffusion de l’arrêté n°7330/2012/MINCOM du 18 avril 2012, portant mise en place des Comités ad hoc chargés des élections des membres titulaires des CCI. Cette conférence avait également pour objectif de présenter le calendrier à suivre pour le bon déroulement de l’organisation des élections des membres titulaires des CCI.
Patrick Ravoaraharison : « Les normes sont essentielles dans le cadre des exportations »

Le Directeur Général du Bureau des Normes de Madagascar (BNM) apporte des explications sur le processus et la normalisation des produits.

 

 

• Le recours à la normalisation des produits est-il obligatoire ?

 

- La normalisation des produits n'est pas imposée par le BNM. Il ne faut surtout pas confondre normalisateur et contrôleur. La normalisation résulte de la demande du marché lui-même. J'y inclus les consommateurs et les opérateurs. Si le marché estime qu'un tel produit doit être normalisé, nous convoquons le comité qui entamera des réunions dont le nombre dépend de la complexité du produit. Vient ensuite la séance de validation. Une fois effectuée, on entre dans une période expérimentale qui peut durer de cinq à six mois. Si celle-ci est conforme à la réalité, nous publions la norme définitive qui paraîtra par la suite dans le journal officiel.

 

• Qu'en est-t-il de son application ?


 

- Elle est volontaire. A partir du moment où la normalisation est validée, c'est devenu une affaire entre l'acheteur et le vendeur. Si un opérateur étranger veut, par exemple, importer des produits à Madagascar, il peut demander à son client les normes adéquates. Par contre, certains produits sont sensibles, tels que les produits alimentaires. Pour leur cas, il est recommandé de mettre en place des réglementations techniques élaborées par les Ministères concernées. On passe ainsi de l'aspect volontaire à l'aspect obligatoire. A partir de ce moment, ce n'est plus du ressort du BNM, et nous ne nous occupons plus que, de sa promotion.

 

• L'acquisition est-elle gratuite ?

 

- Bien sûr que non, elle est à vendre. Son prix dépend du caractère de la norme, de sa spécificité et de son importance. Cependant, nous essayons de mettre des prix qui soient accessibles à tous. Par ailleurs nous effectuons actuellement une révision de prix.

 

•  La possession des normes est-elle capitale ?

 

- Actuellement, on ne peut pas parler de développement économique sans parler du commerce international. Or dans le cadre des exportations, l'accord de l'Organisation Mondiale de Commerce (OMC) sur les barrières non tarifaires est formé par la réglementation technique, l'évaluation de la conformité et les normes. Celles-ci constituent le pivot même des barrières non tarifaires. Une fois qu'un pays entre dans la réglementation technique, la première chose qu'il effectue c'est d'envoyer les normes auprès de l'OMC. A condition que le pays respecte les règles d'identification, bien sûr.

 

Source : L’Express de Madagascar du mercredi 18 mai 2011, n°4921

 

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