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Sur le marché physique du café, l'activité de cette semaine a été calme. La baisse des cours n'a pas incité les acheteurs à entrer dans le marché, aussi l'Arabica à New York est-il remonté de 10 cents sur les plus bas. A Londres sur le marché du Robusta, l'écart entre les positions mai et juillet est très élevé, de l'ordre de $120 à 130 et donc les négociants s'affairent à charger leurs stocks des pays d'origine sur Anvers. « Les différentiels des offres à partir de la positon mai sont prohibitifs pour l'instant. On ne sait toujours pas vraiment qui est derrière cette opération, qui commercialement n'a aucune justification, mais qui perturbe l'activité physique», souligne un trader. Sur l'ensemble de l'année, l'offre devrait demeurer étroite, selon l'Organisation Internationale du Café (ICCO), ce qui va continuer à soutenir les prix. Rappelons que début mars, l'Arabica a atteint son plus haut en 34 ans. Le directeur de l'ICCO, José Sette, estime que la consommation mondiale en 2010 a été de 134 millions de sacs de 60 kilos (Ms) contre une prévision précédente de 132,5 Ms. En 2009, elle avait été de 131,2 Ms, quasiment inchangée par rapport à 2008. Au début de la campagne 2010/2011, les stocks dans les pays producteurs seraient à leurs plus faibles niveaux depuis que l'Organisation répertorie les volumes, soit en 1965. Au premier trimestre 2011, les prix des Arabica ont augmenté de 9,83%.
Notons qu'en Inde, les exportations ont enregistré un essor considérable, de l'ordre de 48,6%, à 170 951t sur la période d'octobre 2010 à mars 2011, selon le Coffee Board. Le cinquième producteur mondial représente aujourd'hui seulement 4,5% de la production mondiale mais en exporte 70 à 80% avec pour trois premiers clients l'Italie, la Russie et l'Allemagne.
Caoutchouc
Le caoutchouc a rebondi en fin de période sous revue, les acteurs sur le marché étant inquiets quant à l'approvisionnement après que la Thaïlande, premier exportateur mondial, ait subi des inondations majeures : 50 000 t de caoutchouc naturel n’auraient pas pu être embarquées pour être exporter.
Source : Madagascar Matin du lundi 4 avril 2011, n°0538
Production du blé - En nette croissance
D'après les premières estimations de la FAO, la production mondiale de blé en 2011 s'élève à 676 millions de tonnes (Mt), soit une croissance de 3,4 % par rapport à 2010, indique le rapport trimestriel Perspectives de récolte et situation alimentaire de mars 2011.
Ce niveau serait encore inférieur aux récoltes exceptionnelles de 2008 et 2009 indique un communiqué de la FAO.
Dans de nombreux pays, les semis de blé ont augmenté ou devraient augmenter cette année compte tenu des prix soutenus, tandis qu'une reprise des rendements est prévue dans les zones frappées par la sécheresse en 2010, notamment en Fédération de Russie, précise le rapport. Cependant, il est trop tôt pour estimer la production totale de céréales de cette année car l'essentiel des céréales secondaires et de riz n'est pas encore semé.
Source : Madagascar Matin du vendredi 25 mars 2011, n°0531
La Réunion - Demande de report du statut des ports
Les dirigeants des chambres de commerce et d’industrie ont demandé le report d’un an de la réforme portuaire. Les concessions restent en discussion.
Les principaux dirigeants des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) de la Martinique, la Réunion, la Guyane, et le président du port autonome de la Guadeloupe reçus successivement par Marie-Luce Penchard et son collègue en charge des Transports, Thierry Mariani, lundi et mardi à Paris, ont unanimement demandé le report d’un an de la réforme portuaire.
Sa mise en place est prévue pour le 1er janvier 2012, et doit se traduire en Martinique, à la Réunion et en Guyane où les concessions portuaires sont gérées par les CCI, par la création d’un établissement public d’Etat. « Nous avons discuté particulièrement de calendrier avec les ministres, a déclaré Jean-Paul Lepelletier, président de la CCI de la Guyane. Notre problème, c’est que nous avons pour interlocuteur un inspecteur général chargé de la mise en place de la réforme et dans sa feuille de mission, il est indiqué qu’il doit mettre en œuvre la réforme au 1er janvier 2012. L’inspecteur nous disant qu’il tenait ses ordres des ministres, nous sommes allés voir les ministres...».
Date exacte
Le gouvernement préfère, selon un familier de cette réforme, que ce soit fait avant les présidentielles et pas après… « La question, a indiqué l’inspecteur général Jean-Claude Le Clech, est à l’examen… Les seules discussions qui restent sont la date exacte de mise en œuvre et les compensations financières du retrait des concessions ».
Si la Guyane et la Martinique sont au bout de leurs concessions (elles s’achèvent fin 2011), celle de la Réunion court jusqu’en 2018 et cela pose la question des compensations financières. « La compensation, selon Ibrahim Patel, président de la CCI de la Réunion, c’est 1,2 million d’euros par an pendant six ans, ça fait quand même 7,2 millions d’euros. Est-ce que l’Etat va être réaliste dans le financement de la compensation ? » Comme ses collègues des Antilles et de la Guyane, il sait que pour le port de La Rochelle, la compensation objective due n’a pas été du même montant malgré le consensus.
Source : L’Express de Madagascar du vendredi 25 mars 2011, n°4877
Mali – Devenir leader dans la production de coton
La Compagnie malienne du développement des textiles (CMDT) ambitionne de produire 500 000 tonnes de coton-graine en 2011/2012, soit 85% de plus que les 270 000 tonnes prévues en 2010/2011. Aidé par la hausse historique des cours du coton sur le marché mondial, le prix d'achat au producteur sera attractif à FCFA 255 le kilo pour le coton graine de premier choix (contre FCFA 185 en 2010/2011) afin de mobiliser les producteurs. En outre, Tièna Coulibaly, PDG de la CMDT, a annoncé qu'il favoriserait le développement des « cercles de caution ». Depuis quelques années, la CMDT tente de substituer à la caution solidaire un système par lequel de petits groupes de personnes qui se font confiance empruntent solidairement ensemble par opposition à tout le village, appelés les « cercles de caution ». Parallèlement, seront remboursées aux producteurs les créances sur les coopératives du fait de la caution solidaire. A signaler que lors du Conseil des ministres du 09 févier, il a été adopté un projet de loi portant création de l'Autorité de Régulation du Secteur Coton. Elle s'inscrit dans le cadre de la privatisation de la filière et aura «pour mission d'assurer la régulation du secteur coton notamment de veiller au respect des règles régissant les activités du secteur, de proposer toute mesure visant à améliorer le fonctionnement de la filière, de prononcer des sanctions contre les auteurs de pratiques entravant le bon fonctionnement du secteur et de contribuer au règlement des différends entre les acteurs du secteur ». Le processus de privatisation est toujours en cours. Il ne reste plus que trois repreneurs, le singapourien Olam, le Chinois Yumié et l'Africain Samab, en liste.
Source : Madagascar Matin du jeudi 3 mars 2011, n°0512
Coton - Forte hausse de prix
Le coton est redescendu de son piédestal cette semaine accusant 4 jours de pertes pour remonter, mais dans des volumes limités et sous l'effet des fonds, vendredi de 3,5% à $1,9134 la livre pour le contrat de mars.
Selon l'USDA, la Chine devrait continuer à alimenter la demande mondiale en coton en 2011/2012. Il prévoit que ses importations seront en hausse de 20% à 18 millions de balles (soit plus de 3 millions de balles supplémentaires). Un bond considérable et ce, en dépit d'une augmentation de 13,3% de sa production. L'augmentation anticipée de la production mondiale en 2011/2012 à 127,5 millions de balles, en hausse de 11%, sera en mesure de répondre à la demande de la Chine. Les exportations devraient progresser de 10% à 42 millions de balles. Au Cameroun, avec la forte hausse des prix, la Sodecoton estime que la production de coton pourrait atteindre 160 000 tonnes en 2010/2011, soit 45% de plus qu'en 2009/2010 (110 000 tonnes).
Source : Madagascar Matin du mardi 1er mars 2011, n°0510
Organisation Mondiale du Commerce (OMC) - Proposition brésilienne sur les produits agricoles
Le 14 février, au cours d'une discussion informelle regroupant 11 pays parmi les principales puissances commerciales, le Brésil a proposé que l'ouverture du marché pour certains produits agricoles aille au-delà des niveaux actuellement discutés à l'OMC en contrepartie d'une plus grande libéralisation pour les produits manufacturés. La proposition brésilienne entend lier le niveau d'accès aux marchés agricoles, des biens industriels et des services. Un plus grand accès au marché pour les produits agricoles serait ainsi calibré avec l'ouverture du marché dans d'autres domaines. La proposition brésilienne porte en particulier sur la libéralisation plus importante d'un panier de produits agricoles incluant le bœuf, le porc et la volaille. D'autres produits comme les produits laitiers, le sucre ou le riz pourraient être également visés par ces mesures. Cette proposition brésilienne apparaît comme une réponse aux appels des Etats-Unis en faveur d'une plus grande ambition dans le cadre des négociations. Par ailleurs, le Président du groupe de négociation sur l'agriculture, David Walker, estimait le 17 février, qu'après deux semaines de réunions et de consultations dans le cadre des négociations sur l'agriculture, peu d'éléments « nettement » nouveaux avaient émergé.
Source : Courrier de Madagascar du vendredi 25 février 2011, n°0459
Commerce international - Le site web opérationnel
Selon M. Nicolas Kazadi, conseiller économique du PNUD, lors de la séance d'information sur le CRIC à la chambre de Commerce d'Antananarivo : « pour atteindre un taux de croissance de 8 à 10%, il faut une exportation induite en intérieur, être stratégique dans les marchés, avoir un capital solide important. Les hommes d'affaires sont les créateurs de la richesse et sont les artisans du développement». La ténacité des acteurs du secteur privé notamment des groupements des opérateurs économiques à s'approprier de la relance économique dans un contexte de crise a fortement contribué à l'effectivité de ces deux projets.
C'est à la fois un centre d'appui des entreprises à travers les documentations disponibles sur des thèmes généraux et spécifiques, un centre d'appui et formation technique à travers les formations et business meeting prévus et un centre de promotion car il établit un système de clustering, prospecte les marchés, référence les opérateurs sur le site web de l'exportation et élabore des kits d'exportation. Les mêmes services sont offerts en ligne via le web moyennant souscription de l'opérateur au centre de ressource.
Le président de la FIVMPAMA, M. Herintsalama Jaonarivelo a souligné pour sa part les enjeux des délimitations des fonctions entre les acteurs du secteur pour assurer un réel développement. Dans son intervention, il a noté que l'Etat doit rester dans son rôle de législateur et de facilitateur ; les groupements et patronat assurent les plaidoyers par rapport aux politiques et les Chambres de Commerce, quant à elles, se chargent des suivis, des appuis techniques et des mises en relation des acteurs du secteur.
Près d'une quinzaine après la séance d'information sur l'opérationnalisation du centre de ressource sur le commerce international, le site web du commerce international est de nouveau accessible au public après sa réhabilitation effectuée avec l'appui du PNUD et d'autres partenaires du secteur. L'ouverture du centre de ressource pour le commerce international situé dans les locaux de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Antananarivo est particulièrement une aubaine pour toute entreprise à vocation exportatrice.
Source: Madagascar Matin du jeudi 17 février 2011, n°0500
Biofach et Vivaness 2011 - La fête aux produits « bio »
Le salon mondial des produits « bio », des cosmétiques naturels et du bien-être Biofach-Vivaness se tiendra du 16 février au 19 février 2011 au Parc des Expositions de Nuremberg Allemagne.
Salon Pilote Mondial des Produits Bio, qui aura lieu parallèlement, il réunira plusieurs pays, privilégiant l'agriculture biologique. D'ailleurs, les produits exposés seront des aliments bio, des produits naturels pour la santé et la beauté (cosmétique, médecine, thérapie...), l'entretien de la maison et des animaux, mais aussi des produits pour l'agriculture bio. Certaines sociétés du monde ayant obtenu une certification « bio » seront présentes. Quelques entreprises malgaches seront au rendez-vous, notamment celles se spécialisant dans les huiles essentielles, les épices... Madagascar recense plus de 3 000 producteurs certifiés « bio ».
Cette année, on s'attend à accueillir plus 2 500 exposants dont 180 dans le cadre du Vivaness. Cette rencontre professionnelle sera entièrement dédiée aux possibilités de nourrir les habitants de toute la planète grâce à l'agriculture et à des méthodes de production biologiques et écologiques. Le BioFach 2011, quant à lui, se concentrera sur la question de l'alimentation mondiale. Lors de la dernière édition, le salon a enregistré 2 557 exposants et 43 669 visiteurs professionnels.
Source : Courrier de Madagascar du mardi 15 février 2011, n°0450
Nouveau record des cours des produits alimentaires en janvier
La FAO a annoncé que les prix de la nourriture avaient atteint un niveau record en janvier au niveau mondial. Ainsi, cette organisation a fait savoir que les prix de la nourriture au niveau mondial ont atteint un niveau record le mois dernier, et les récents événements météorologiques catastrophiques autour du globe pourraient mettre encore davantage de pression sur le coût de la nourriture. Pour le septième mois consécutif, l'Indice des Prix de la Nourriture mis à jour par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a atteint son niveau le plus haut depuis ses débuts en 1990, et a dépassé le pic des 224,1 de juin 2008, dernier record en date lié à la crise alimentaire de 2007/2008, d'après un communiqué.
« Les nouveaux chiffres montrent clairement que la pression sur les prix mondiaux de la nourriture ne décroît pas. Ces prix élevés sont susceptibles de persister dans les mois à venir » a déclaré un expert économiste de la FAO, Abdolreza Abbassian. La montée des prix de la nourriture est revenue sur le devant de la scène après avoir participé à aviver le mécontentement du peuple tunisien qui a débouché sur une révolution politique en janvier conduisant à la démission du Président du pays. Ce mouvement de contestation s'est depuis lors étendu à l'Egypte et à la Jordanie, et laisse supposer que d'autres pays de la région sécuriseront leurs stocks de céréales pour rassurer leur population.
Les réserves inquiètent
Le Président de la Banque Mondiale Robert Zoellick a demandé aux leaders mondiaux de « placer l'alimentation en premier » et a souligné le besoin de réduire la volatilité des prix.
« Nous sommes sur le point d'être confrontés à une tendance plus large d'augmentation des prix des biens de base, y compris des prix de la nourriture » a-t-il déclaré. Une série de phénomènes climatiques affectant les principales cultures de plusieurs pays pourrait par ailleurs exercer davantage de pression sur les prix de la nourriture dans les semaines à venir, alors qu'un, cyclone considérable balaie actuellement l'Australie, qu'une tempête de neige ravage les cultures américaines et que des inondations dévastent la Malaisie. La sécheresse dans la région de la Mer Noire l'an dernier, les pluies diluviennes en Australie, le climat sec en Argentine et l'anticipation d'une augmentation de la demande après les mouvements sociaux en Afrique du Nord et au Moyen Orient, ont déjà fait augmenter le prix du blé jusqu'à son niveau le plus haut depuis deux ans et demi. L'expert de la FAO a mis l'accent sur l'état actuel des cultures : « C'est la situation des réserves [qui est préoccupante]. Ce n'est pas le moment où nous obtiendrons des réserves supplémentaires du monde entier » a-t-il indiqué. « Les réserves ne vont pas s'améliorer jusqu'à ce que nous saurons ce qui va se passer (pour les cultures des principaux pays producteurs) plus tard dans l'année » a-t-il ajouté.
La combinaison des prix élevés du pétrole et du carburant, de l'utilisation croissante des biocarburants, du mauvais temps et de l'extension des futurs marchés avait fait augmenter les prix de la nourriture en 2007/2008, provoquant des manifestations violentes dans des pays tels que l'Egypte, le Cameroun et Haïti. Le Cameroun a déclaré jeudi qu'il avait créé une agence pour acheter et réguler les prix des importations de nourriture, une initiative visant à éviter de revivre l'augmentation des prix qui avait conduit aux émeutes de 2008 au cours desquelles 100 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité du pays.
Les économistes ont souligné la menace que représente cette soudaine inflation des prix de la nourriture sur les économies mondiales. D'après Janis Huebner, un économiste pour la banque allemande DekaBank, l'inflation en partie alimentée par l'augmentation des prix de la nourriture pourrait en retour provoquer une augmentation des taux d'intérêt dans plusieurs pays cette année. « Cela pourrait signifier un ralentissement de la croissance dans les pays qui augmenteront leurs taux d'intérêt » a-t-il indiqué. « Cela pourrait impliquer les pays asiatiques et d'autres régions »
Source : Le Journal de l’Economie du lundi 07 au 14 février 2011, n°89
Matières premières - Envolée des prix du coton
La Bourse de New York a enregistré un nouveau record historique le 27 janvier 2011 pour le coton avec un pic à 1,70 dollar la livre. En l'espace de 6 mois, le prix du coton brut a plus que doublé, résultat du déséquilibre structurel entre l'offre et la demande mais aussi de fortes opérations spéculatives. On atteint ainsi maintenant un niveau de prix très préoccupant qui risque de perturber gravement toute la filière industrielle cotonnière, de la filature jusqu'à la confection des produits finis. Dans le contexte actuel de stocks mondiaux à leur plus bas niveau, de forte demande chinoise et de spéculation très vive, les prix du coton pourraient encore augmenter au cours des prochaines semaines.
Source : Madagascar Matin du vendredi 04 février 2011, n°0489
Maurice : Libre-échange avec la Turquie
L'île Maurice et la Turquie ont signé un accord bilatéral, paraphé le 19 janvier, créant une zone de libre-échange entre les deux pays.
Cet accord ouvre les portes du marché turc aux produits mauriciens, en particulier les vêtements, qui peuvent dorénavant y entrer à droits nuls, même s'ils ont été fabriqués à Maurice avec des tissus, des étoffes ou des fils chinois, indiens, pakistanais, etc.
Au titre de cet accord, Maurice bénéficie en effet de la règle dite de «simple transformation », ce qui donne un avantage compétitif important aux produits mauriciens à l'exportation vers la Turquie.
De leur côté, les entreprises turques peuvent réexporter sans droits de douane ces produits vers les marchés européens, dans le cadre de l'Union douanière entre l'Union européenne et la Turquie.
Source : Madagascar Matin du jeudi 03 février 2011, n°0488
Sucre - Au plus haut depuis 30 ans
L'annonce jeudi par l'Union Européenne de l'approbation d'importations additionnelles de sucre et la vente de sucre hors quota sur le marché européen a poussé les cours du sucre à un niveau proche d'un plus haut de 30 ans, le contrat échéance mars clôturant à $824,50 la tonne à Londres et 34,19 cents la livre à New York. Autre soutien du marché, l'incertitude sur la décision de la Russie de diminuer les taxes sur les importations de sucre à $50 contre $140 ainsi que sur le montant des licences d'exportation de l'Inde en 2010/2011.

La production de sucre au Kenya a chuté de 4,5% à 523 522 tonnes en 2010 mais pourrait rebondir de 6% en 2011 selon le directeur du Kenya Sugar Board. Le Kenya demeurera un importateur net, la consommation s'établissant en 2010 à 772 731 tonnes et devrait croître à 794 844 tonnes d'ici 2012. En outre, les coûts de production sont élevés, d'environ $570 la tonne de sucre contre $240-$290 en Egypte par exemple. Afin d'accroître la compétitivité de ses usines, le pays prévoit de privatiser 5 unités.
Source : Madagascar Matin du mardi 1er février 2011, n°0486
Thé - Baisse de qualité
Légère hausse des prix du thé sur le marché aux enchères kenyan à une moyenne de $3,83 le kilo et chute au Bangladesh à 190,87 takas ($2,68) le kilo avec une baisse de la qualité. La hausse des prix et des volumes ont conduit à un accroissement de 17% des recettes du thé en 2010 au Burundi à $ 18,8 millions ($16 millions en 2009) pour 7 561 tonnes (6 699 tonnes en 2009), selon les chiffres de l'OTB. Le prix moyen en 2010 a été de $2,49 le kilo contre $2,44 en 2009.
Au Kenya, des conditions météorologiques favorables ont boosté la production en 2010 à un record de 399 millions de kilos en hausse de 27% et les recettes d'exportation ont progressé de 40% à 97 milliards de shillings ($ 1,2 milliard). Le prix moyen a été de $2,75 le kilo en 2010 contre $2,72 en 2009. Pour 2011, le Tea Board of Kenya anticipe une production moindre à 360 millions de kilos en raison de l'irrégularité des pluies. Au Sri Lanka, la production 2010 est aussi en forte hausse gagnant 13,1% à un record de 329,4 millions de kilos en 2010.
Source : Madagascar Matin du mardi 1er février 2011, n°0486
Girofle - Augmentation de 100$ par semaine
« Où acheter des clous de girofle ? » s’interroge Emmanuel Nee de Sivanil. En Afrique, aucune offre des Comores et de Zanzibar pour les six prochains mois tandis qu’à Madagascar 80% de la récolte est vendue et avec un gain de $100 par semaine. Au Brésil, même tendance ou la commercialisation touche à sa fin et ou les bonne cargos de bonne qualité se payent un prix plus élevé. En Asie, la récolte est retardé au Sri Lanka et elle sera probablement moindre et en Indonésie, pas de hausse en vue de la production. Conséquence « le marché du clou de girofle est très chaud ces jours-ci », soutenu par une demande indienne ces deux dernières semaines, l’Europe et les Etats-Unis étant calmes. En conclusion, il n’y a aucune raison que le marché décline Aujourd’hui, aucun contrat ne se négocie en dessous d’un niveau $ 5 850 /5 900 la tonne sur une base FOB.
Source : Madagascar Matin du samedi 29 janvier 2011, n°0484
Automobiles - Toyota reste N°1
Toyota est en tête du palmarès depuis 2008, année où elle a ravi la place de N°1 à General Motors (GL) qui l'occupait depuis plus de 70 ans. En 2010, Toyota est restée, de justesse, le premier constructeur automobile mondial, malgré la crise des rappels qui l'a ébranlé.
Fin 2009 et début 2010, Toyota a en effet essuyé l'une des pires crises de son histoire, rappelant près de 9 millions de voitures dans le monde pour divers soucis techniques, notamment des pédales d'accélération pouvant rester bloqués et des systèmes de freinage défectueux.
La firme a annoncé avoir écoulé 8,42 millions de véhicules, toutes marques confondues (voitures Toyota, mini-véhicules Daihatsu et poids lourds Hino) contre 8,39 millions à son concurrent GM. Mais le groupe japonais pourrait vite perdre sa couronne au profit de l'américain General Motors en phase de reprise.
GM a en effet augmenté ses ventes mondiales de plus de 12% en 2010, dont 29% en Chine, contre 8% pour Toyota. La firme de Détroit semble avoir le vent en poupe et sortir des difficultés qui l'avaient conduite à déposer son bilan en juin 2009.
La société basée à Nagoya, centre du Japon, assure toutefois que la première place mondiale en termes de ventes n'est «pas importante » pour elle.
« Notre objectif est de devenir le N°1 vis-à-vis du client, en termes de service et de satisfaction du consommateur», a expliqué un porte-parole, Paul Nolasco, à l'AFP.
Au Japon, son premier marché, Toyota (hors marques Hino et Daihatsu) a écoulé 14% de voitures supplémentaires, grâce au grand succès de son modèle hybride PRIUS (motorisation à essence et à électricité) qui caracole en tête des ventes.
La firme a livré 19% d'automobiles de plus en Chine par rapport à 2009 et 24% dans les autres pays asiatiques. Ses ventes ont en revanche reculé de 11 % en Europe, « un marché très difficile » actuellement pour, la plupart des constructeurs à cause de la conjoncture économique qui y sévit, a poursuivi Paul Nolasco.
Source : Madagascar Matin du mardi 25 janvier 2011, n° 0480
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